Il y a plusieurs situations dans notre quotidien qui mettent mes connaissances à l’épreuve.  En tant que chiropraticien, je considère important de mener par l’exemple, c’est la raison pour laquelle je continue constamment à prendre des cours et à m’améliorer, autant comme docteur que comme personne.  Alors quand une situation se présente, j’aime toujours observer ma façon de gérer les choses, pour voir ce que je peux améliorer!

Ma femme et moi sommes assis au restaurant, dans l’optique de regarder un match de football entre San Francisco et la Nouvelle Orléans.  La constellation d’écrans géants (9 écrans de 60 pouces!) formant une seule image me faisait trépider d’impatience!    Le match commence, mais je remarque tout de suite que ce n’était pas le match que je voulais voir!  Déjà je remarque une lueur de mécontentement en moi.  Je demande à la serveuse si  elle peut demander de changer de poste.  Plusieurs minutes passent, toujours rien. Elle revient, me dit qu’ils vérifient, et on attend encore. Je commence à m’impatienter, et j’observe la polarité du stade 2 : c’est la faute de la serveuse, le gérant, il y a surement un clown dans le resto qui a demandé de voir ce match plate, etc..   je passe quelques moments à résister à la polarité, me disant que j’ai pris trop de cours pour réagir comme ça.  Ma femme me regarde meme en souriant.  Un client sur la banquette voisine me lance :  « tu veux voir cette merde de football américain?  Tu es Canadien, tu devrais vouloir voir la coupe grey! »  avec un regard méprisant que n’a fait qu’accentuer la polarité.  J’ai fait de mon mieux pour rester poli et courtois avec cet homme ( ce que j’ai plus ou moins bien fait, selon ma femme!)  J’étais alors assis au resto, sans mon match, et là je sentais la frustration du Stade 3 embarquer : c’est à moi de décider, est-ce qu’on quitte pour aller ailleurs, ou je reste assis par peur de sembler effronté?  Après quelques minutes, un élan de Stade 4, je sautai sur mes pieds, mis mon manteau, et nous sommes partis!    J’ai pris quelques minutes avec ma femme pour discuter de ma réaction lors de ma discussion avec  l’homme, et voici ce que j’ai vu de cette aventure :  mon besoin fondamental d’avoir raison me poussait à avoir le dernier mot. Ensuite, j’ai fait l’exercice du miroir :  quelle partie de moi existe dans dans cet homme?   C’est simple : il a verbalisé son opinion de la même façon que j’ai pensé la mienne!  Alors je ne peux pas lui en vouloir!

La leçon dans cette histoire : accepter et accueillir mes réactions, sans les juger et me donner tort,  et continuer d’observer et de chercher à améliorer le tout.  Ca fait toute la différence entre le téflon et la réaction!  J’ai pu aussi voir mon match!